Face à une nécessité toujours plus évidente d'adhérer à la pratique de ce qu'il est encore convenu d'appeler les NTIC ( pour Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication), les raisons ne manquent pas de retarder les échéances.
Parmi ces raisons, l'argument économique du coût d'investissement est souvent brandi en avant pour retarder l'adhésion aux NTIC.
Or, la plus grande richesse des personnes qui pratiquent les réseaux se mesure plus sur des critères immatériels et culturels que sur la modernité du modèle de leur poste de travail.
Il est bien plus important pour un établissement ( une école, une mairie ou une entreprise), d'avoir en son sein une (ou quelques personnes) ayant une pratique importante des réseaux que des kilos de matériels dernier cri et aucune compétence humaine.
La pratique culturelle des réseaux commence par une pratique de l'Internet, qui permet d'aller se rendre compte de la manière dont les choses se passe ailleurs, chez les autres. Elle ne passe pas par l'idée obsessionnelle de bâtir un Intranet (réseau à usage interne à un établissement) avec un souci de rentabilité professionnelle immédiate, sous peine de s'attacher à réinventer la roue dix ans après tout le monde.
Il n'est pas nécessaire de beaucoup investir (matériellement parlant) pour faire son apprentissage des réseaux. Par contre l'activité d'apprentissage sera chronophage, et il ne sera jamais trop tôt pour s'y mettre. Par ailleurs un apprentissage préalable à des investissements importants à l'échelle de l'établissement, évitera bien souvent de rater ses objectifs.